jeudi 21 août 2008

Carajo ! C’est fini la vie de chulo...

Après trois semaines d’hôtels et de repas au resto, je me retrouve brutalement sur un lit en mousse avec des draps en nylon.
Mon lit c’est comme une spontex géante. C’est spongieux à l’intérieur et ça gratte à l’extérieur.
J’ai donc droit à un petit gommage gratos tous les soirs. J’ai pas encore tenté de râper mon parmesan mais ça devrait fonctionner.




Bienvenue à l’hostel La casona de Rio Cuarto.
Il n’y à pas seulement le s qui différencie l’hostel de l’hotel…




Je suis arrivé mardi soir à Rio Cuarto et j’ai alors appris qu’un cabron s’était approprié l’appart de puta madre que je louais auparavant.
Il a donc fallu que je me trouve une piaule où poser mon gourbi. Dans cet hostel, je dispose d’une chambre et il y a cuisine et salle de bain en commun.




Un seul robinet d’eau pour la douche.
Mais comment ça marche ?
Il y a un interrupteur (style sonnette). Si la température ne te convient pas, tu sonnes. D’en bas, la marâtre te demande ce que tu veux. Tu lui cries que tu veux plus chaud par exemple et elle règle la chaudière en bas. Ensuite tu te dépêche parce que le réglage n’est pas au top et que tu peux finir bouilli.




J’ai dit au revoir à mes compagnons européens à Rosario, la ville d’origine du Che.







Rosario est une ville très sympa au bord du Parana où s’est déroulé le congrès annuel d’AAPRESID, évènement de clôture de notre périple à travers l’Argentine.









El monumento de la bandera




AAPRESID (Asociación Argentina de Productores en Siembra Directa) est une ONG argentine qui étudie et diffuse sur le thème du semis direct. De nombreux agriculteurs adhèrent à l’association et se regroupent à échelle régionnale lors de réunions d’information et de discussion.




Le congrès de cette année était intitulé QUO VADIS? et on était invité par AAPRESID. Ca nous a valu une entrée gratos, de la documentation gratos dans une sacoche gratos, des buffets gratos.









Au congrès, il y avait des producteurs de toute l’argentine, des conférenciers très intéressant des promotrices de grandes boîtes (Monsanto, Syngenta, Pioneer, Nidera, Bayer,...) muy bonitas, c’était cool !




Les deux semaines précédentes, on a réalisé un masta tour de plaine à travers le pays.

Le tour organisé par AAPRESID consistait à visiter les exploitations de différents adhérents dans différentes zones d’Argentine. Avec moi, Manolo (35 ans) et Curro (27 ans) appartenaient à l’association espagnole d’agriculture de conservation.



Je me suis vraiment beaucoup marré avec Tiago, étudiant portugais de 24 ans.

De gauche à droite: Tio Manolo, Tiago et Curro









Par roublardise, j'ai réussi une photo fesse derrière Tiago à son insu (il ne se doute de rien, c'est pour ça qu'il sourit...)





On a rencontré plein de gens très sympas qui nous ont baladé à travers les champs.
On s’arrêtait dans les parcelles, on creusait des trous pour analyser l’humidité, la structure, la texture.




Des phrases du type:

« Mira esta estructura ! », « Viste la porosidad ?», « Pero que cobertura! »

fusaient à longueur de journée.

Non non, on a rien perdu!




A la fin, j’avoue que je commençais à être un peu saturé de creuser des trous et de palper les mottes!


Enfin je commence à être bien calé sur le semis direct.
Dorénavant je chie sur les charrues et je vomis sur les cover-crop.
Laboureurs, profanateurs et destructeurs !




Après on mangeait des asados gigantesques ou des milanesas a la napolitana arrosés de Malbec où on allait au resto. Le soir on pieutait à l’hotel dans les différents villes/pueblos où on allait.

Matambre, tira de asado y chorizo




Agneau à la broche et chorizos




On a visité plein d’endroits et de contextes agronomiques différents.



Les différentes villes où on est allé




On a surtout voyagé en autobus comme ça se fait beaucoup en Argentine.



Dans un terminal de bus avec tout notre bordel






Au total, on a parcouru plus de 3000 km.



Après tous ces kilomètres assis sur un siège, je me suis acheté un stylo pour me redessiner une nouvelle raie du cul.




A Bahia Blanca, on a vu une maison bateau...








Entre autres plus modestes, on a visité une estancia qui possède 100 000 hectares = 1000 km carré = un rectangle de 100 km de long et de 10 km de large.
La majorité des parcelles font chacune plus de 2500 hectares.
Les prairies sont semées à la volée par avion.
Il y a une piste d’avion en béton pour faire atterrir le jet du propriétaire et depuis peu je sors avec sa fille.


Paye ta pistounette privée


La maison de l'estancia




Non je rigole pour le coup de la fille...


On s'est balladé à travers les champs et les troupeaux en pick up.







On a aussi visité un feedlot de 18 000 animaux. Même si les races de vaches élevées en Argentine sont plutôt petites, ça faisait un sacré paquet d’UGB. De quoi faire triquer un Lossouarn à coup sûr. Après cette visite, on sentait le bovin jusqu’au slip.


Il y a du bife au mètre carré!



En passant par Buenos Aires, on est allé au salon de l’agriculture argentin.

C’était bien chouette !




L'exposicion rural de Palermo, la réunion entre la ville et le campo (c'est beau non?)



Des spectacles à cheval impressionnants sur fond de folklore


Des producteurs venus exposer leurs Braford



Taureaux de la race Angus





Maintenant, tout particulièrement à mes amis trappeurs : je perds pas le (grand) nord!!!





Une carcasse de tattoo (qui sent pas trop le rassis) qui fait désormais partie de mon bagage. Objectif Charcenne pour la momie.

Le marché de la fouine argentine existe, il y a du business pour nous!



On s’est tenté un loup de mer mais c’est une bestiole féroce qu’a bien failli me bouffer. Ca ferait sans aucun doutes de beaux manteaux mais c'est risqué...



Abrazos amigos!

PS: l'Argentine a défoncé les brésiliens au foot et prétend à sa, probablement unique, médaille d'or!












7 commentaires:

Anonyme a dit…

Petit enfoiré !

Je t'ai cru pour le coup de la fille ! Bebar dans un coucou ca aurait été plutôt marrant. Ici c'est plutôt les télécabines qui sont à la mode. L'hiver elles sont pleines et l'été plutôt vide...Une forme de reconversion finalement.

sympa ton petit tour.
Pour le loup de mer, il t'aurait surement fallu la team au complet pour partir à la chasse.
Et puis vu que t'arrive pas à faire fortune dans les estancias, c'est vrai que la fourrure est un bon plan.

"Tout fout le camp ma pov' Josette ! Vas y qui vont m^me plu te travailler le sol ces foutus semis directeurs..." Discours entendu en stage d'exploitation em 1ère année.

Bises mon chou

Zouille

Anonyme a dit…

Dernier truc que j'oubliais...

Tu serais pas en train de nous faire un régime à la Pugeaux toi ?

Fais gaffe, t'en connais les conséquences.

Zouille

Anonyme a dit…

Hey Vince,

sympa ton trip.
Dommage que tu ne sois pas venu autour de Mendoza, on aurait bu plein de vins ensemble...

Au fait, on a gagné la médaille au foot...mais ce n'est pas la seule. On en a gagné une autre en cyclisme.

J'espère qu'on se verra bientôt.

Un abrazo.

Manuel

Anonyme a dit…

autre suggestion pour le loup de mer il fallait utiliser un appat, genre tom dans sa fourrure qui est comme meme assez aguicheur (qui lui ressemble etrangement d´ailleurs). une fois rassasie il aurait ete facile de l´achever et d´en faire un bon steack.

en parlant de steack tu me fais bien envie moi qui bouffe du pollo frit a longueur de journee.

et si tu veux approcher du vrai revolutionnaire, monte au nicaragua fidel castro, le che et sandino sont des idoles incontestes.

bise

Julia a dit…

salut l'ami agro,

Ici julia, agro toulouse en césure, pote de prépa d'Ameline, Nathalie et autres rennais.
Je reviens d'Ecosse ou j'ai cotoyé Marielle, Julien et Nounours pendant qq temps. ça, c'était pour la présentation...

Plus ou moins tombée par hasard sur ton blog, j'ai cru lire entre 2 lignes que tu avais un pote vivant a Parana... comme j'y débarque bientot et n'y connais personne sauf mon maitre de stage, pourrais-tu me donner son mail pour que je le contact et lui pose 2-3 questions sur la région ?

merci !

Julia

Anonyme a dit…

Et mais Vince ça sent le bébar ça nan ?

Anonyme a dit…

nul a chier petit branleur