Mon lit c’est comme une spontex géante. C’est spongieux à l’intérieur et ça gratte à l’extérieur.
J’ai donc droit à un petit gommage gratos tous les soirs. J’ai pas encore tenté de râper mon parmesan mais ça devrait fonctionner.
Bienvenue à l’hostel La casona de Rio Cuarto.
Il n’y à pas seulement le s qui différencie l’hostel de l’hotel…
Je suis arrivé mardi soir à Rio Cuarto et j’ai alors appris qu’un cabron s’était approprié l’appart de puta madre que je louais auparavant.
Il a donc fallu que je me trouve une piaule où poser mon gourbi. Dans cet hostel, je dispose d’une chambre et il y a cuisine et salle de bain en commun.
Un seul robinet d’eau pour la douche.
Mais comment ça marche ?
Il y a un interrupteur (style sonnette). Si la température ne te convient pas, tu sonnes. D’en bas, la marâtre te demande ce que tu veux. Tu lui cries que tu veux plus chaud par exemple et elle règle la chaudière en bas. Ensuite tu te dépêche parce que le réglage n’est pas au top et que tu peux finir bouilli.
J’ai dit au revoir à mes compagnons européens à Rosario, la ville d’origine du Che.
El monumento de la bandera
AAPRESID (Asociación Argentina de Productores en Siembra Directa) est une ONG argentine qui étudie et diffuse sur le thème du semis direct. De nombreux agriculteurs adhèrent à l’association et se regroupent à échelle régionnale lors de réunions d’information et de discussion.
Le congrès de cette année était intitulé QUO VADIS? et on était invité par AAPRESID. Ca nous a valu une entrée gratos, de la documentation gratos dans une sacoche gratos, des buffets gratos.

Au congrès, il y avait des producteurs de toute l’argentine, des conférenciers très intéressant des promotrices de grandes boîtes (Monsanto, Syngenta, Pioneer, Nidera, Bayer,...) muy bonitas, c’était cool !
Les deux semaines précédentes, on a réalisé un masta tour de plaine à travers le pays.
De gauche à droite: Tio Manolo, Tiago et Curro

Par roublardise, j'ai réussi une photo fesse derrière Tiago à son insu (il ne se doute de rien, c'est pour ça qu'il sourit...)
On a rencontré plein de gens très sympas qui nous ont baladé à travers les champs.
On s’arrêtait dans les parcelles, on creusait des trous pour analyser l’humidité, la structure, la texture.
Des phrases du type:
« Mira esta estructura ! », « Viste la porosidad ?», « Pero que cobertura! »
fusaient à longueur de journée.
A la fin, j’avoue que je commençais à être un peu saturé de creuser des trous et de palper les mottes!
Enfin je commence à être bien calé sur le semis direct.
Dorénavant je chie sur les charrues et je vomis sur les cover-crop.
Laboureurs, profanateurs et destructeurs !
Après on mangeait des asados gigantesques ou des milanesas a la napolitana arrosés de Malbec où on allait au resto. Le soir on pieutait à l’hotel dans les différents villes/pueblos où on allait.
Les différentes villes où on est alléDans un terminal de bus avec tout notre bordel
Au total, on a parcouru plus de 3000 km.
Après tous ces kilomètres assis sur un siège, je me suis acheté un stylo pour me redessiner une nouvelle raie du cul.
A Bahia Blanca, on a vu une maison bateau...
La majorité des parcelles font chacune plus de 2500 hectares.
Les prairies sont semées à la volée par avion.
Il y a une piste d’avion en béton pour faire atterrir le jet du propriétaire et depuis peu je sors avec sa fille.
Paye ta pistounette privée
La maison de l'estancia
On a aussi visité un feedlot de 18 000 animaux. Même si les races de vaches élevées en Argentine sont plutôt petites, ça faisait un sacré paquet d’UGB. De quoi faire triquer un Lossouarn à coup sûr. Après cette visite, on sentait le bovin jusqu’au slip.
Des producteurs venus exposer leurs Braford
Taureaux de la race Angus
Maintenant, tout particulièrement à mes amis trappeurs : je perds pas le (grand) nord!!!
Une carcasse de tattoo (qui sent pas trop le rassis) qui fait désormais partie de mon bagage. Objectif Charcenne pour la momie.
Le marché de la fouine argentine existe, il y a du business pour nous!
On s’est tenté un loup de mer mais c’est une bestiole féroce qu’a bien failli me bouffer. Ca ferait sans aucun doutes de beaux manteaux mais c'est risqué...
Abrazos amigos!
PS: l'Argentine a défoncé les brésiliens au foot et prétend à sa, probablement unique, médaille d'or!
6 commentaires:
Petit enfoiré !
Je t'ai cru pour le coup de la fille ! Bebar dans un coucou ca aurait été plutôt marrant. Ici c'est plutôt les télécabines qui sont à la mode. L'hiver elles sont pleines et l'été plutôt vide...Une forme de reconversion finalement.
sympa ton petit tour.
Pour le loup de mer, il t'aurait surement fallu la team au complet pour partir à la chasse.
Et puis vu que t'arrive pas à faire fortune dans les estancias, c'est vrai que la fourrure est un bon plan.
"Tout fout le camp ma pov' Josette ! Vas y qui vont m^me plu te travailler le sol ces foutus semis directeurs..." Discours entendu en stage d'exploitation em 1ère année.
Bises mon chou
Zouille
Dernier truc que j'oubliais...
Tu serais pas en train de nous faire un régime à la Pugeaux toi ?
Fais gaffe, t'en connais les conséquences.
Zouille
Hey Vince,
sympa ton trip.
Dommage que tu ne sois pas venu autour de Mendoza, on aurait bu plein de vins ensemble...
Au fait, on a gagné la médaille au foot...mais ce n'est pas la seule. On en a gagné une autre en cyclisme.
J'espère qu'on se verra bientôt.
Un abrazo.
Manuel
autre suggestion pour le loup de mer il fallait utiliser un appat, genre tom dans sa fourrure qui est comme meme assez aguicheur (qui lui ressemble etrangement d´ailleurs). une fois rassasie il aurait ete facile de l´achever et d´en faire un bon steack.
en parlant de steack tu me fais bien envie moi qui bouffe du pollo frit a longueur de journee.
et si tu veux approcher du vrai revolutionnaire, monte au nicaragua fidel castro, le che et sandino sont des idoles incontestes.
bise
salut l'ami agro,
Ici julia, agro toulouse en césure, pote de prépa d'Ameline, Nathalie et autres rennais.
Je reviens d'Ecosse ou j'ai cotoyé Marielle, Julien et Nounours pendant qq temps. ça, c'était pour la présentation...
Plus ou moins tombée par hasard sur ton blog, j'ai cru lire entre 2 lignes que tu avais un pote vivant a Parana... comme j'y débarque bientot et n'y connais personne sauf mon maitre de stage, pourrais-tu me donner son mail pour que je le contact et lui pose 2-3 questions sur la région ?
merci !
Julia
Et mais Vince ça sent le bébar ça nan ?
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